Les cadavres en fleurs, premier roman de Elodie Soury Lavergne, aux éditions DuB

A l’occasion de la sortie de son premier roman « Les cadavres en Fleurs » qui sort le 17 janvier 2013, l’équipe d’Inforum a rencontré Elodie Soury-Lavergne, jeune romancière et ancienne étudiante de Lille 3.

Présentation de son premier ouvrage, du métier de jeune écrivain et retour sur ses années passées à  l’université Lille 3.

 

Inforum :  Élodie,  vous êtes une jeune romancière, et vous sortez votre premier roman « Les cadavres en Fleurs » chez DUB editions, le 17janvier 2013. Pouvez-vous nous le présenter ?

Elodie Soury-Lavergne : C’est l’histoire d’un homme qui s’appelle Fulbert Roty et qui s’enfonce lentement dans la folie. Il est rentier, asocial et complexé par la sonorité du patronyme dont l’a affublé sa mère, une pianiste virtuose. Il déteste aussi  les vieilles peaux. Peut-être parce que sa mère n’a pas eu l’occasion d’en devenir une. Elle est décédée un matin, juste après l’éclosion d’un perce-neige, une brève coupure d’électricité et la toilette matinale de son père. Depuis, Fulbert affiche une véritable passion pour les fleurs, qui fanent, sèchent. Que l’on peut garder près de soi toute une vie. Et il voudra bientôt faire profiter l’humanité de cette qualité florale, quel qu’en soit le prix. On retrouve également dans le roman un chien juif circoncis prénommé Rabbin, une sirène amatrice de parties de pêche à la canne à strophes, un steward cannibale, un Blobfish inutile, un porc populiste et une girafe complexée.

 

Inforum : Comment vous sentez-vous quelques jours avant la sortie de votre premier roman ?

Elodie Soury-Lavergne :Stressée. Euphorique. Je suis incapable de dire lequel de ces états dominent l’autre. Ce premier roman est la concrétisation d’un rêve d’enfant : à l’âge de six ans, j’hésitais entre devenir poète ou écrivain. C’est donc merveilleux de pouvoir tenir ce livre entre mes mains aujourd’hui. Mais il y aussi cette peur tenace de l’inconnu et celle d’être déçue : les rêves d’enfant sont exigeants…

 

Inforum : D’où tirez-vous votre inspiration ? (on rappelle que vous avez écrit, L’œuvre de la pierre, nouvelle du recueil « L’idiot du village : et autres nouvelles », prix du jeune écrivain 2011, l’histoire du femme enterrée vivante et qui veut sauver ce qui peut l’être encore…)

Elodie Soury-Lavergne :De mes émotions, je pense. Ce qui me donne envie d’écrire, c’est ce que je ressens en écoutant une musique, en regardant un film, en lisant un livre… Bien sûr, il peut aussi s’agir d’émotions liées à des situations vécues : c’est d’ailleurs le cas pour ce roman. En tout cas, tout naît d’une émotion et mon travail d’écriture consiste à bâtir une histoire pour faire vivre cette émotion, la partager.

 

Inforum : Comment devient-on jeune romancier de nos jours ? Un parcours du combattant ?

Elodie Soury-Lavergne : C’est vrai que ce n’est pas toujours facile mais je n’irai pas jusqu’à dire parcours du combattant. C’est plutôt un parcours de patience et surtout de travail. On devient jeune romancier en lisant et en écrivant beaucoup. Peut-être y a-t-il une part de chance aussi : envoyer son texte au bon moment, au bon éditeur…

 

Inforum : Si vous deviez donner quelques conseils aux étudiants qui souhaitent un jour, devenir comme vous jeune romancier ?

Elodie Soury-Lavergne : L’écriture est une démarche très personnelle. Je ne donnerai donc que des conseils d’ordre pratique. Lire beaucoup, encore une fois. Ne jamais abandonner… S’entourer de personnes partageant la même passion. Confronter ses textes au regard de lecteurs : famille, professeurs et amis, dans un premier temps. Pour ceux qui pratiquent la nouvelle, le Prix du Jeune Ecrivain est une aide précieuse : quel que soit le résultat du concours, vous recevez une fiche de lecture sur votre texte.

 

Inforum : Vous êtes une ancienne étudiante de Lille 3. Pouvez vous nous rappeler votre parcours ? Qu’en avez-vous appris, retenu ?

Elodie Soury-Lavergne : J’ai étudié les Lettres Modernes à Lille 3. Vous me demandez ce que j’ai appris, retenu. Beaucoup de choses, j’espère ! Je me souviens surtout des cours de littérature : ceux que j’ai suivis sur la littérature contemporaine ou sur les contes. A l’époque, j’étais comme un poisson dans l’eau. Les cours que je suivais nourrissaient mon écriture. A mes yeux, c’était ça le plus important.

Inforum : Une petite anecdote sur votre passage à Lille 3 ? Un souvenir ?

Elodie Soury-Lavergne :Je faisais souvent sonner le portique de la B.U., où j’ai passé de nombreuses heures. Je n’ai jamais compris pourquoi : je promets que je n’ai volé aucun livre ! Peut-être était-ce les livres cachés dans ma tête qui déclenchaient la sonnerie.

 

Les cadavres en Fleurs,
premier roman de Elodie Soury-Lavergne
Disponible aux éditions DuB

 

Gagnez un exemplaire de Les cadavres en Fleurs dédicacé par Elodie Soury-Lavergne

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