Carine Dubois est, depuis peu, chargée d’orientation à temps plein au Service Universitaire d’Accueil d’Information et d’Orientation (SUAIO) de Lille 3, et psychologue par ailleurs.
Elle nous présente rapidement le Portefeuille d’Expériences et de Compétences (PEC) qui sera mis en place progressivement au sein de notre université !

1- Bonjour Carine, pourrais-tu nous dire qui tu es, d’où tu viens, où tu travailles ?

L’année dernière, j’étais conseillère d’orientation psychologue à mi-temps au SUAIO de Lille 3 et à mi-temps au CIO de Lille, et depuis la rentrée, je suis chargée d’orientation à temps plein au sein du SUAIO de Lille3. Une de mes missions est de m’impliquer dans le développement du PEC à Lille 3.

2- Peux-tu nous présenter le PEC dans ses grandes lignes?

Le PEC (Portefeuille d’Expériences et de Compétences) est une démarche et un outil numérique permettant aux étudiants d’identifier, d’analyser puis de capitaliser toutes les connaissances et compétences acquises à travers leur diverses expériences de formation, de stages, de jobs, d’investissement associatif/culturel/sportif…

C’est une plateforme personnelle accessible via l’ENT grâce à laquelle l’étudiant pourra entamer une réflexion sur son parcours personnel, identifier et valoriser ses compétences, construire et être acteur de son projet (projet de stage, d’emploi, de formation, de mobilité, de création d’entreprise…),  réaliser des CV et lettres de motivation en fonction de ses objectifs.

Le PEC a donc pour objectif d’aider l’étudiant à identifier ses compétences, à les actualiser et les valoriser au mieux.

3- Est-ce un projet régional ? National ?

Il s’agit effectivement d’un projet national qui a vu le jour en 2005 et qui s’est développé en France. En mars 2013, 30 universités françaises étaient impliquées dans la démarche, notamment les 6 universités de la région.

4- Et qu’en est-il de la mise en place du PEC à Lille3 ?

Depuis 2010, l’université de Lille 3 s’est engagée à expérimenter le PEC auprès de certains étudiants, dans le cadre d’actions spécifiques (dans certains ateliers du SUAIO et du BAIP, au sein de quelques formations…). L’intention est maintenant de généraliser le PEC et d’offrir à un maximum d’étudiants la possibilité de bénéficier de ce dispositif. Nous sommes actuellement en réflexion sur la manière dont cela prendra forme dans les années à venir et plus particulièrement dans le cadre du nouveau plan de formation.

5- Comment le PEC a t-il été perçu par les étudiants qui ont pu le tester ?

Très bien ! Les retours d’étudiants sont assez positifs. Ils ont pu réaliser, au regard de leurs expériences, qu’ils ont « fait beaucoup de choses » et cela les a amené à « analyser plus profondément les activités réalisées chaque jour, sans forcément s’en rendre compte » !
Cela leur a même, parfois, « ouvert des perspectives nouvelles », et permis « de faire le point sur les compétences qu’ils possèdent sans en avoir conscience ».