Après avoir obtenu son bac littéraire, Marc Falvo intègre la formation Médiation Culturelle en 2002 à l’université Lille 3. A la fin de sa première année, il se spécialise en cinéma, avant d’obtenir en 2007 sa licence en théâtre.
Aujourd’hui, c’est comme jeune auteur que je reçois Marc qui, du cinéma au théâtre, s’est construit une expérience solide lui permettant d’être reconnu.

Marc, quels souvenirs gardes-tu de tes années passées à Lille3 ?

Au-delà de la formation universitaire, je garde surtout en mémoire des rencontres (je n’étais pas un étudiant très assidu…). Ces années passées à l’université ont été la base de ce que je suis aujourd’hui. Elles m’ont permis d’avoir un bagage de culture générale tout en laissant le temps à mes idées artistiques de mûrir.
C’est à Lille3 surtout que certaines rencontres m’ont donné goût au théâtre et m’ont poussé à fonder une compagnie pour participer au Festival Interuniversitaire du spectacle vivant organisé par Action Culture.

Peux-tu nous parler de tes premiers pas en tant qu’auteur-metteur en scène?

Pour notre première participation au Festival Interuniversitaire du spectacle vivant en 2006, nous avons proposé une de mes productions, Les Fauves. Cette année là – comme si ma carrière d’auteur était prédestinée – nous avons reçu un prix spécial du jury pour le texte. Nous y avons participé jusqu’en 2010 et chaque fois avec un texte original (2007 : Des poubelles à sortir, 2008 Redrum et 2010 Leviathan).

Le principe d’être confronté à un jury de professionnels était à la fois intéressant et motivant. Nos spectacles ont pu être découverts par certains programmateurs et nous avons ainsi bénéficié d’une diffusion régionale avec la compagnie Pigalle.

2011 : une année décisive ?

Oui, en 2011 j’ai mis la compagnie entre parenthèses pour me consacrer à l’écriture au sens large. J’ai toujours été attiré par les mots, des pièces de théâtre aux scénarios en passant par des chansons – exécrables – et bien sûr des romans. Un os à ronger, même si c’est le premier à sortir, est le cinquième que j’ai écrit.

Un os à ronger, ton premier roman édité ; peux-tu nous en dire plus sur ta démarche ?

J’ai une petite anecdote à ce sujet. Je travaillais sur PC à un autre projet et un ami m’a incité à taper à la machine. Je me méfiais. Je ne pensais pas y arriver, ni en avoir besoin, bref je m’en fichais un peu à vrai dire… Un jour, ce même ami laisse cet objet de curiosité sur ma table de cuisine, et là tout a commencé. J’ai l’impression que c’est la machine qui a écrit le roman. J’ai laissé tous mes autres projets en suspens et j’ai travaillé sur ce nouveau texte entre le printemps et l’été 2012.

Et ce roman ?

Ce sont mes amis proches qui ont eu la lourde tâche des premières lectures. Je suis très chiant dans ces moments-là. Contre toute attente, l’avis était unanime, ils me conseillaient de le soumettre aux maisons d’édition. Fin 2012, je tente ma chance et envoie une quinzaine d’exemplaires, restés sans réponse. En janvier, ce sont dix nouveaux manuscrits qui sont envoyés et j’ai l’heureuse surprise d’être contacté au bout de 10 jours par Richard Albisser, des Éditions du Riffle… Après quelques semaines de suspense, je deviens le plus jeune auteur de la maison (créée il y a huit ans et basée à Roubaix à la Condition Publique), ce qui me change de l’image de vieux loup de la mise en scène ! Des séances de lecture-dédicaces sont alors organisées et une grande aventure commence.

Que pourrait-on alors souhaiter au plus jeune auteur des Éditions du Riffle ?

Que l’aventure continue… Plus sérieusement, écrire à temps plein a changé mon rapport au monde, aux autres et ce n’est pas forcément simple à assumer mais cela restait la meilleure chose à faire. Une sorte de rêve devenu réel, et une réalité aujourd’hui qui dépasse le rêve. Bref, c’est le top !

Que pourrais-tu conseiller aux étudiants de Lille3 qui ont également cette envie d’écrire (scénarios, pièce de théâtre, romans), de mettre en scène ou de jouer ?

De le faire. Rien de tordu là-dedans… C’est si facile de se projeter dans l’illusion et de ne rien faire en définitive, parce qu’on a peur du regard des autres, peur de se tromper, et j’en passe. Les raisons de ne rien tenter abondent. Et il faut se mettre en tête que les baffes pleuvront avant qu’enfin, peut-être un jour, le soleil brille… C’est un fait. C’est dur. Et alors ?

Vous pourrez retrouver Marc Falvo lors de ses prochaines séances de dédicace

– Le samedi 26 octobre au salon du livre de La Bassée
– Le samedi 2 novembre à la librairie Chapitre Brunet d’Arras
– Les 23 et 24 novembre au salon du livre du Touquet
– Le samedi 30 novembre à Euralille
– Le mercredi 4 décembre au Cultura d’Hénin-Beaumont
– Le vendredi 20 décembre à Auchan Béthune

Toute l’actualité du Riffle à retrouver sur le site www.leriffle.com