C’est un sacré bol d’air que Thibault a pris en effectuant une année universitaire en Australie à l’université UWA de Perth. A la table ronde organisée lors de la journée de la mobilité internationale du mardi 26 novembre. 2013, Thibault est revenu sur son année, ses ressentis, ses acquis et a répondu aux questions d’Inforum.

Inforum : A quel moment de ton parcours as-tu vogué vers la terre australienne ?

 Thibault : Je suis parti en Australie il y a deux ans maintenant lors de ma 3ème année de licence LCE anglais à Lille 3. Auparavant, j’ai obtenu un bac ES, effectué une 1ère année d’école de commerce, puis deux ans de licence d’anglais.  Et donc, j’ai effectué ma 3ème année de licence à l’université d’Australie Occidentale (UWA) localisée dans la ville de Perth.

Pourquoi le choix de l’Australie ?

Thibault : Mon choix de l’Australie remonte à mes années de lycée. Dans les livres de géographie et d’histoire, l’étude de ce continent arrivait toujours en fin du programme et se trouvait souvent écornée… J’ai eu envie d’en savoir plus sur ce monde… du bout du monde !

Comment as-tu préparé ton départ pour l’Australie d’un point de vie administratif et financier ?

thibaultThibault : J’ai préparé méticuleusement mon départ et mon année. Il est primordial d’anticiper et de persévérer pour la constitution de son dossier de candidature, sa demande de bourse et l’obtention du TOEFL. Au final, j’ai ainsi pu obtenir une bourse Blériot attribuée selon des critères pédagogiques et sociaux. La sélection des dossiers est confiée à un comité de sélection de l’université et du conseil régional . J’ai reçu également une aide financière de l’université qui a – en partie – participé au frais de déplacement. Le service des relations internationales de Lille 3 m’a aidé au montage du projet.

Comment s’effectue le choix de l’université australienne et le contenu des cours ?

Thibault : Là aussi, les préparatifs sont minutieux. Il faut se renseigner auprès des services des RI, car il existe des accords sous forme de conventions bilatérales entre notamment l’université Lille 3 et l’université UWA de Perth. Pour le contenu des cours, un contrat d’études est établi avec un enseignant de Lille 3 et  l’UWA. Il y a quelques matières obligatoires, mais les autres sont laissées au libre choix.

Et une fois sur place ?

The University of Western AustraliaThibault : Tout se fait progressivement. Par exemple, j’ai d’abord logé dans l’équivalent d’une auberge de jeunesse pendant 15 jours puis, en rencontrant d’autres étudiants, ils m’ont proposé une colocation dans leur appartement. Depuis, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de les recevoir à mon tour chez moi. Après, il faut travailler ses cours, rencontrer des personnes très enrichissantes  et puis faire attention à ses dépenses, car le coût de la vie est assez important.

Pendant les vacances universitaires australiennes estivales, j’ai acheté un van et avec l’équivalent du guide Michelin, j’ai parcouru pendant 2 mois et demi des kilomètres en faisant une grande boucle, tout en restant dans le sud de l’Australie pour visiter à la fois les grandes villes et les coins perdus… Je n’ai pas eu le temps de tout visiter, il y a tellement de choses à voir !

Est-ce que le Nord t’a manqué ? Quel ressenti au retour en France ?

Thibault : pas vraiment; je n’ai fait qu’un aller-retour dans l’année pour faire la surprise à mon père qui fêtait ses 50 ans. Lors de mon retour définitif, j’ai eu un coup de blues … J’avais eu l’impression de faire un tel bond en avant et de revenir brutalement en arrière en retrouvant les mêmes repères ! Mais je me rends compte aujourd’hui à quel point cette année m’a donné du recul, avec des bagages linguistiques, culturels, professionnels et relationnels considérables ! J’ai été immergé dans un environnement et une culture tellement différents, que ce décentrement aiguise l’esprit critique et apporte un regard plus constructif sur la vie.

Et maintenant, que fais-tu ?

Thibault : je me sens l’âme d’un globe-trotter, mais pour l’instant je compte terminer mon master RICI à Roubaix. J’ai obtenu mon master 1 l’an dernier et cette année je suis donc en Master 2 RICI, parcours francophonie. Et à côté, je travaille au service des Relations Internationales où j’accueille à mon tour les étudiants étrangers ; j’ai envie de donner ici autant que j’ai reçu là-bas !

Je conseille vraiment aux étudiants d’oser la mobilité internationale. Même si elle n’est pas obligatoire dans leur cursus, l’enrichissement personnel est décuplé ! Et si parfois la nostalgie me guette, je me dis profondément « Respire »* !

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En savoir plus :
* « Respire » est le titre d’un roman  de l’auteur australien Tim Winton

* Il est possible de préparer son dossier de candidature pour l’Australie jusqu’au 15 décembre 2013 pour partir à partir du 15 juillet 2014 ! Contacter le Service des relations internationales de Lille 3.