Pour rejoindre le salon de l’étudiant, rien de plus simple : il faut suivre la file discontinue de jeunes entre la station Lille Grand Palais et le Grand Palais. Sur place, on se sent tout de suite étourdi par le bruit, noyé dans la foule. C’est pour cela que déambuler au hasard entre les différents stands est un pari risqué. Comme tout combattant qui se respecte, il nous faut une tactique d’attaque : direction le plan du salon le plus proche. Un coup d’œil au coin « universités » me permet de trouver la base à rejoindre : le stand de Lille 3.

Nous ne sommes que vendredi et pourtant il y a foule…

Je donne donc un peu des coudes pour arriver devant notre grand stand divisé selon les formations proposées (on compte 13 mentions de licences et autant de masters comprenant plus de 60 spécialités !).  Il y a deux tuteurs pour chacun des domaines suivants : arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales, droit, économie et gestion.

[quote style= »1″]Qui sont ces « tuteurs » ? Des étudiants, souvent en fin de licence ou master, qui profitent de cette occasion pour « se faire un peu d’argent, grâce aux contrats étudiants » et au passage « promouvoir [leur] licence auprès des lycéens ».[/quote]

Je décide d’observer les échanges entre visiteurs et tuteurs. Le contact semble se faire facilement. En majeure partie lycéens, les visiteurs s’identifient facilement aux tuteurs qui sauront les rassurer sur le changement de vie qui les attend. Florian, étudiant en cinématographie, fait d’ entrée de jeu tomber les clichés sur la fac : « Faut pas croire qu’on passe tout notre temps dans les amphis, on est souvent en groupe de TD et il y a des interactions avec l’enseignant. Cela ne change pas beaucoup du lycée sur ce point ».

Après quelques minutes, je laisse les trois garçons pour aller interroger d’autres tuteurs. Ils me diront ce qui intéresse les jeunes… Émilie, Céline, Florane, Fanny et Touatia sont unanimes, les lycéens veulent connaître le contenu des licences et ce à quoi elles mènent. « Pour mieux répondre aux attentes, parfois c’est à nous de poser les questions, ironise Touatia. »

Et les futurs étudiants, ils en pensent quoi ?

Céline pense aller à l’université : « C’est pas très cher, on y gagne en autonomie et si on se trompe de parcours, c’est plus facile d’en changer. Et puis le campus est grand, ça m’a surpris ! ». Devant tant d’enthousiasme, j’ai été étonnée d’apprendre que peu d’entre eux comptaient se rendre aux portes ouvertes, le 1er février. Kevin, lui, se fie à l’image positive renvoyée par ses professeurs et amis plus âgés. Il est cependant encore temps de changer d’avis et de décider de venir s’imprégner des lieux et de la vie sur le campus ! Je serai là à nouveau, pour partager avec vous l’expérience de ces étudiants en devenir.

Les parents sont là aussi et demandent également des informations…

Les parents sont là aussi et demandent également des informations. Zohra et Gérard (professeur d’économie) les rassurent à coup sûr : « Dans notre UFR (M.I.M.E), les professeurs sont tous spécialistes dans la matière qu’ils enseignent. De plus, notre licence préconise deux langues vivantes ce qui n’est pas le cas ailleurs ». Des spécialités différentes selon les établissements, donc. Maintenant si certains hésitent encore entre deux formations, je ne m’inquiète pas : il leur suffit de faire deux cent mètres pour comparer par eux-mêmes.

Et pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, n’hésitez pas à me suivre lors des journées portes ouvertes le 1er février prochain et à lire ma prochaine chronique.