LABibliothèque est un projet de lUniversité Lille 3 qui a pour but dexpérimenter les usages du numérique dans le cadre des bibliothèques universitaires. Il propose de mettre en place des ateliers pour se former et échanger autour de linformation et du numérique.

LABibliothèque s’inscrit dans un cadre d’expérimentation des usages numériques en bibliothèque. Le projet a pour mission de sensibiliser le public universitaire (étudiants, enseignants…), mais aussi tous les publics aux nouveaux usages des ressources d’information, d’expérimenter et de mener des projets de partage autour du numérique, favorisant l’accès au savoir pour tous, la réussite des étudiants et la valorisation de la recherche.

Depuis quelques années, les bibliothèques publiques et universitaires mettent en place des expérimentations de type « lab » : Labos, Fabs Labs, hackerspaces… En juin 2010, le Labo BnF, premier laboratoire expérimental public des usages des nouvelles technologies de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance ouvre ses portes à la Bibliothèque nationale de France sur le site François-Mitterrand. Ce laboratoire d’expérimentation fait état des expériences et des réflexions sur les nouvelles approches dans un blog dédié. D’autres projets ont suivi, par exemple le salon enssibLab,  le Labo² (prononcer « labo carré »), « laboratoire des usages » initié par la bibliothèque Carré d’art de Nîmes, la médiathèque de Toulouse qui accueille les imprimantes 3D du Fab Lab Artilect. On trouve de nombreux exemples dans les bibliothèques à l’étranger : Chicago, New York, Montréal…

Les projets sont divers et les expériences polymorphes. Le terme « lab » est très difficile à définir tant les projets sont multiformes et reposent sur la collaboration, l’expérimentation, l’innovation et le co-design, notions favorisant de multiples possibilités de développement et de mise en œuvre. « Les labs invitent à décloisonner les étapes de production de l’idée à la conception, dans une démarche de design intégré. »

Nous avons choisi de retenir la définition proposée dans un mémoire d’études récent soutenu à l’enssib (Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques) : « Un lab est un espace – physique, virtuel ou relationnel – de co-construction, temporaire ou permanent, ponctuel ou récurrent, permettant l’émulation par l’expérimentation d’une communauté hétéroclite autour de projets innovants, et participant d’un écosystème décloisonné et évolutif. » (Coline Blanpain, Un lab en bibliothèque : à quoi ça sert ?, Mémoire DCB, enssib, 2014).

Le Service commun de documentation de Lille 3 s’insère dans cet axe d’expérimentation et d’innovation. En 2013, la réalisation « Le Vase qui parle » s’est inscrite dans cette volonté de mettre la technique au service de la recherche et de la médiation du patrimoine culturel. Le caractère innovant du dispositif est avéré et a permis de travailler sur les innovations technologiques (géolocalisation et technologie de pointage) et d’usages (dispositif interactif et immersif).

Grâce au financement de contrats étudiants par la Région Nord-Pas de calais, il est possible d’amorcer cette dynamique en lien avec les missions pédagogiques et d’apprentissage de l’université. Les ateliers de LABibliothèque sont ouverts aux étudiants, aux enseignants et à tous les publics. Le dispositif s’appuie sur différents intervenants – de Lille 3 ou extérieurs – selon les thématiques abordées. La création de trois emplois étudiants a permis de recruter des médiateurs chargés d’une mission de coordination, de communication et de support dans l’organisation de ces ateliers programmés à l’heure du midi et organisés en deux parties : une heure de présentation théorique suivie d’un temps de « coworking » sous forme d’atelier.

Une façon de préfigurer le Learning center qui – à Lille 3 – s’adossera à la bibliothèque universitaire centrale pour offrir un lieu ouvert à tous au service d’un public vaste et diversifié : enseignants, étudiants, chercheurs, mais aussi scolaires, jeunes et adultes en formation permanente et grand public, avec un accent mis sur la formation tout au long de la vie.

Plusieurs séances sont déjà programmées :

Mardi 4 mars 2014 : atelier Wikipédia en lien avec Wikimédia France ; Quest-ce que Wikipédia ? Comment ça fonctionne ? Qui sont les contributeurs ? Peut-on faire confiance à cette encyclopédie libre ?

Mercredi 9 avril 2014 : atelier Wikipédia 2

Mardi 15 avril 2014 : atelier sur le livre numérique

Cet atelier aura pour objectif de sensibiliser et d’informer sur les nouvelles techniques d’écriture, d’édition et de lecture numériques, de présenter de nouveaux types d’ouvrages littéraires, utilisant notamment la réalité augmentée, de valoriser les initiatives créatives dans l’édition numérique en présentant ce nouveau mode d’édition au sein d’une université, d’ouvrir la recherche (notamment avec le laboratoire Geriico) à un public élargi. Participation confirmée de M. Dominique Tourte (éditions Invenit), de M. Andrea Del Lungo, professeur à l’Université Lille 3 et de Mme Odile Flament (éditions Cotcotcot – apps).

Mercredi 16 avril 2014 : atelier Inathèque en collaboration avec la délégation régionale Nord-Pas de Calais de l’Ina

Limage animée est une ressource dinformation importante pour la formation et la recherche. Les missions et projets menés par lIna (Institut national de laudiovisuel) méritent dêtre mieux connus. Latelier permettra daborder les points suivants : périmètre du dépôt légal (procédure de sélection) et fonds non soumis au dépôt légal, présentation des fonds pris en charge par l’Ina et des outils mis à disposition  (bases de données en ligne et outils de recherches via un outil didactique), exploitation des contenus en ligne… Participation confirmée de Mme Estelle Caron, déléguée régionale de lIna Nord, de M. Jean-Noël Marquet (cadre documentaire – Ina Nord) et de Mme Anne Pavis (cadre documentaire – Inathèque).

Jeudi 19 et vendredi 20 juin 2014 : réalisation d’une anamorphose photographique de très grande taille au sein de la bibliothèque universitaire centrale. A suivre

Des ateliers de type copy party ou encore permettant l’utilisation d’imprimantes 3D sont à l’étude.[/note]