En novembre dernier, l’université Lille 3 lançait une vaste campagne de recrutement pour ses étudiants. A la clé, 70 contrats intégralement financés par le Conseil régional, destinés à animer et à valoriser la vie du campus tout en mettant l’accent sur les politiques de la région : culture, développement durable, ouverture à l’international, etc.

Lire : Les contrats étudiants arrivent à Lille 3 : plus de 70 postes pour les étudiants !

Depuis, que sont devenus ces étudiants ?! Je suis allé interroger trois d’entre eux afin de savoir ce qui les a motivés et afin qu’ils parlent de leurs missions : en quoi consistent-elles ? en quoi leur travail est-il bénéfique pour leur formation ? Voici leurs témoignages.

Toinon L., 20 ans, chargée du traitement et de l’exploitation du Fonds « Histoire » de l’Université

Je suis actuellement en 3ème année de licence Histoire, parcours Géographie. Après avoir obtenu mon bac ES, j’ai intégré une licence de droit… que j’ai quittée au bout d’une semaine ! Au final, je me suis rendue compte que, dans le droit, seule son histoire m’intéressait : c’est pourquoi j’ai choisi de bifurquer vers une licence d’Histoire, choix que je ne regrette sur aucun point.

Je suis chargée, avec deux collègues étudiants, de classer les différents fonds d’archives, afin de retracer les 40 ans de notre université. Un travail en soi très conséquent, mais absolument passionnant, et que supervisent Martine Aubry, membre de la Commission de la Recherche, Mathieu De Oliveira, professeur en Histoire contemporaine et responsable du master Archives, ainsi que l’Irhis, l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion.

Voilà un emploi très pertinent quand on suit des études d’histoire ! D’autant plus pertinent que je veux, par la suite, me lancer dans la recherche. Or, travailler sur des archives permet de comprendre leur fonctionnement, leurs différents classements, leurs différentes cotes, etc. On n’y pense pas d’emblée, pourtant c’est primordial : on ne peut pas faire de la recherche sans les archives ! Je suis donc bien contente de pouvoir côtoyer ce monde-là. Cette expérience me donnera une longueur d’avance quand je serai amenée à travailler mon mémoire. L’année prochaine, j’espère intégrer le master Recherche en Histoire de la justice à l’époque moderne.

Arnaud L., 26 ans, chargé d’accompagner les étudiants en situation de handicap

Après avoir obtenu mon DUT d’éducateur spécialisé à l’IUT B de Tourcoing (dépendante de Lille 3), j’ai travaillé quelques années en milieu hospitalier en tant qu’aide soignant. J’étais alors chargé de la protection de l’enfance et de l’accompagnement des enfants en situation de handicap. J’ai repris mes études cette année et je suis désormais en 1ère année dans le master Sciences humaines et sociales, spécialité Éducation et santé.

Lors de la campagne de recrutement, mon choix s’est aussitôt porté sur le poste proposé au Relais Handicap. Ma mission, commencée à la mi-février, concerne davantage la sensibilisation que l’accompagnement quotidien des étudiants handicapés. Je dois notamment prendre contact avec des associations afin qu’elles soient présentes lors de nos journées de sensibilisation. La dernière a eu lieu le 20 mars : nous avons invité des chercheurs spécialisés pour une conférence-débat et nous avons mis en place, pour le public, des exercices de mise en situation comme des handi-jeux ou un goûter dans le noir.

Antonio S. V., chargé de la réalisation de films et de courts-métrages sur la vie du campus

Dans la réalisation de nos films, je m’occupe exclusivement de la partie acoustique. J’ai acquis beaucoup d’expérience dans le domaine musical en Colombie, mon pays d’origine, notamment en travaillant pour le ministère de la Culture et en contribuant à quelques projets privés. Par ailleurs, je suis compositeur, chanteur et bassiste, et, en plus d’avoir été membre d’un groupe, j’ai joué dans un conservatoire.

Actuellement, je suis en deuxième année de master au CEAC (Centre d’Étude des Arts Contemporains), parcours musique. Avant de venir à Lille, j’ai passé quelques années à Poitiers pour perfectionner mon français. Après mon Master, j’espère travailler une année en France. A la suite de quoi je rentrerai en Colombie reprendre mes projets !

[divider top= »0″]L’expérience devrait être renouvelée l’année prochaine par le Conseil régional. Alors soyez vigilants et restez connectés sur vos ENT, réseaux sociaux ou mails afin de pouvoir vous aussi faire partie de la prochaine vague des contrats étudiants…