L’enquête a été réalisée en Belgique, mais mérite tout de même que l’on s’y attarde. Elle indique que depuis dix ans, les étudiants sont de plus en plus nombreux à travailler pendant leur année scolaire, tout comme au cours de l’été.

Randstad, entreprise d’intérim, a publié ce mardi les résultats d’une enquête menée sur internet au début de l’année auprès de 1 000 jeunes de plus de 15 ans. On y apprend que le nombre de jeunes exerçant une activité rémunérée parallèlement à leurs cours est passé de 30% en 2004 à 54% en 2014. Ces étudiants tendent aussi à travailler plus longtemps, car on accuse une progression de 8,6% des heures prestées.

Les étudiants plébiscitent aussi de le job d’été, puisque 68% d’entre eux en exercent un. Cependant, leur taux n’a augmenté que de 9% en dix ans.

Avec un étudiant sur trois travaillant en magasin, le secteur du commerce représente le principal réservoir de jobs étudiants. Viennent ensuite les secteurs de l’« Horeca » (Hôtellerie, Restauration et Cafés) et des loisirs (20%), puis ceux de la construction, de la production et du transport (19%).

Peu importent les cas, les canaux « officieux » semblent avoir la cote. Pour décrocher un emploi, les étudiants comptent avant tout sur la famille (29%) et les amis (19%) et se détournent progressivement des canaux « officiels » (candidatures spontanées, agences d’intérim, annonces, …)

L’enquête indique que les étudiants belges touchent, en moyenne, 2 366 euros par an. La cagnotte est avant tout utilisée pour l’épargne, puisque deux étudiants sur trois lui consacrent 26% de leurs gains. Les autres postes de dépense sont les études (18%), les vacances (17%), les vêtements (11%) et les sorties (10%).

En plus d’être une source de revenus, ces emplois procurent aux étudiants une certaine forme d’épanouissement : 8 sur 10 se disent « très satisfaits » de leur job. Ils prennent principalement en compte l’ambiance du travail, le salaire et les moyens dont ils disposent pour l’exercer. Enfin, si 27% des étudiants estiment que travailler pendant l’année scolaire nuit à leurs études, 77% considèrent, quant à eux, que le job étudiant est une bonne préparation à l’intégration du marché du travail.

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterShare on Google+0Share on LinkedIn0