Janis Monchet, Jonathan Wident et Axelle Gagnard – trois professionnels de l’Université Lille 3 – ont vécu l’expérience Erasmus Mobilité administrative en Allemagne et en Espagne. Inforum est allé à leur rencontre…

Quand on parle d’Erasmus, on imagine tout de suite des étudiants de différentes nationalités échangeant tous ensemble dans un salon, dans un café ou dans un bar. On pense également au film « L’Auberge Espagnole »…et aux fêtes bien sûr ! Cela fait partie de l’intégration !

Mais l’expérience Erasmus ne s’adresse pas qu’aux étudiants. Le personnel administratif peut également bénéficier de la mobilité administrative, qui permet de faire un court séjour de 5 jours dans une autre université en Europe (sous réserve d’un accord existant). L’objectif : connaître d’autres expériences et dynamiques administratives pour, ensuite, les mettre en place à Lille 3.

Dans ce cadre de ces échanges administratifs, trois professionnels de Lille3 sont partis en Espagne et en Allemagne : Janis Monchet, de la Maison Européenne de Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS) est allée à Grenade ; Jonathan Wident, du Service des Relations Internationales est parti à Erfurt ; et Axelle Gagnard, du SCD s’est décidée pour Barcelone. Voici quelques retours de leurs expériences…

Comment naît la motivation pour partir en mobilité administrative ?

Jonathan Wident -> Je voulais vivre cette expérience en Allemagne, parce que c’est un pays que j’apprécie particulièrement. En effet, j’y avais déjà fait un stage, mais dans une autre région. Lorsque j’ai entendu parler du partenariat avec l’Université d’Erfurt, et comme je ne connaissais pas du tout la région, je me suis dit pourquoi ne pas essayer de la découvrir un peu !

Axelle Gagnard -> Je trouve toujours très intéressantes et très enrichissantes les expériences qui permettent d’échanger avec des collègues, de voir comment cela se passe ailleurs… Quand j’ai vu que l’on pouvait faire un dossier Erasmus, je me suis lancée ! J’ai choisi l’Espagne par facilité (je maîtrise en effet l’espagnol) : mon CV j’ai pu le mettre en espagnol très vite, proposer effectivement un projet, contacter l’Université de Barcelone pour avoir un accord préalable.

Quel était l’objectif de ce séjour ?

Ville de ErfürtJ .W. -> Mon objectif à Erfurt, c’était de voir pourquoi les étudiants de Lille 3 ne choisissaient pas cette destination, alors que c’est une université très développée, avec un niveau académique très bon et qui ne compte que 6.000 étudiants… J’ai trouvé important de découvrir l’environnement dans lequel les étudiants pourraient s’intégrer, ainsi que la ville, elle-même très chaleureuse : se faire une idée pour ensuite donner envie aux étudiants de Lille 3 d’y aller.

A.G. -> Pour moi, c’était un échange professionnel visant notamment à « piocher » des idées de services, de ressources, de modes d’organisation et de fonctionnement d’un Learning Center… tout cela dans une optique de meilleure attention au public.

Est-ce que la langue était un problème ?

J.W. -> J’ai un bon niveau en allemand, car je l’avais étudié. En plus j’ai vécu en Allemagne pendant un stage de deux mois.

A. G. -> Je maîtrise l’espagnol, car j’ai travaillé pour une entreprise française à Madrid. A Barcelone c’est évidemment différent : là-bas ils parlent naturellement catalan, mais entre le français et l’espagnol tout s’est bien passé !

A titre personnel, qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

Université d'ErfurtJ.W.-> Au niveau personnel, je pensais me retrouver dans une ville où les gens n’auraient pas forcément le temps d’échanger, ou pire, de me retrouver au milieu de nulle part, parce que personne n’avait entendu parler de Erfurt… Finalement j’ai été très agréablement surpris avec la découverte de la ville qui est vraiment très jolie, riche historiquement culturellement et religieusement. Cela m’a permis de mieux connaître la région et de m’immerger dans la culture allemande grâce à mes collègues. Côté linguistique aussi c’était très enrichissant. Cette mobilité m’a en fait ouvert à pleins de choses !

A.G.-> C’est pareil. Même si je connaissais déjà Barcelone, j’ai pu visiter des quartiers que je ne connaissais pas encore. Cela m’a également permis de m’immerger dans des familles espagnoles. Les collègues m’ont très bien pris en charge, mais durant la journée de travail. Du coup, j’avais aussi du temps personnel ; et pareil au niveau linguistique : pratiquer l’espagnol, s’entraîner en catalan ! Cela fait travailler les neurones ! En plus cela permet aussi de nouer des contacts aussi bien professionnels que personnels. C’est très enrichissant de pouvoir partager avec les gens, car on ne parle pas que du travail, on parle aussi des modes de vie et ça permet aussi de connaître plus la ville et les gens…