Comme à la veille de chaque rentrée, l’UNEF et la FAGE publient chacune une enquête sur le coût de la vie étudiante. L’année universitaire 2014-2015 coûtera de 1,5 à 2% de plus que l’an dernier. On estime qu’un étudiant a besoin de 799€ par mois pour subvenir à ses besoins.

> Logement : la moitié du budget sert à couvrir le loyer

Les syndicats s’alarment du coût prédominant du logement. Selon l’UNEF, le loyer représente 55% du budget étudiant, ce qui en fait le premier poste de dépense. A ce titre, le loyer mensuel moyen est de 424 euros en région et de 795 euros à Paris. Une situation loin de s’améliorer étant donné que les loyers des petites surfaces tendant à augmenter (+ 3,1 à Paris et 2% en région) tout comme les charges locatives (+ 10 à 14%). A noter que le plafonnement des frais d’agence n’entrera en vigueur que le 15 septembre.

> Job étudiant : un mal nécessaire pour un étudiant sur deux

La moitié des étudiants (51%) estime qu’une activité professionnelle menée parallèlement aux études est « indispensable pour vivre ». Presque autant (58,20%) voient avant tout dans le salariat un « moyen d’être indépendant vis-à-vis des parents ». Seul un étudiant salarié sur cinq met en avant le temps libre laissé par les études (17,60%) et la découverte du monde professionnel (22%).

Ce salariat n’est pas sans conséquence sur les conditions d’études. L’UNEF note qu’un étudiant non salarié consacre 37 heures par semaine à ses études (cours + travail personnel) contre 32 pour un salarié. Pour celui-ci, le taux d’échec est plus important de 29% selon l’UNEF et de 50% selon la FAGE s’il se salarie plus de 12 heures par semaine.

> Frais de rentrée et de la vie courante

La FAGE s’alarme de la hausse des frais de santé. Elle indique que depuis 2011, ces frais ont augmenté de 82€ (sécurité sociale étudiante + complémentaire santé).

Les frais d’inscription universitaire augmentent très sensiblement en cette rentrée (passage de 183 à 184€ en licence et de 254 à 256€ en master). Quant au ticket repas, son prix passe de 3,15 à 3,20€ (+ 1,6%).

Bourses : une réforme aux premiers résultats encourageants

Les deux syndicats se félicitent des premiers résultats de la réforme des bourses engagée l’année dernière. Depuis, 200 millions d’euros ont été investis pour financer les nouveaux échelons 0 bis (1 000€ par an) et 7 (5 500€ par an). Cette réforme a permis à 160 000 étudiants de bénéficier d’une bourse alors qu’ils en étaient autrefois privés. Pour eux, le pouvoir d’achat a augmenté de 7,4% selon l’UNEF. Au vu de ces résultats encourageants, l’UNEF et la FAGE espèrent une poursuite de la réforme.

Cependant, les syndicats déplorent que trois quarts des étudiants soient exclus du système de bourse. L’UNEF exige un nouvel investissement de 200 millions d’ici la fin du quinquennat quand la FAGE, de son côté, milite en faveur d’une Aide Globale d’Indépendance (AGI) qui inclurait à la fois la bourse du Crous et l’aide au logement de la CAF.

> Méthodologie

Ces deux enquêtes présentent des données et des résultats différents. Les syndicats qui les ont réalisés n’ont pas employé la même méthodologie. Entre autres, l’UNEF a pris comme indicateur « l’ensemble des étudiants, de la licence au master » tandis que la FAGE s’est basée uniquement sur les étudiants non boursiers, entrant en licence et n’habitant plus chez les parents.

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Dossiers de presse :
  • « Enquête sur le coût de la vie étudiante » par l’UNEF : cliquer ici

  • « L’indicateur FAGE du coût de la rentrée étudiante » par la FAGE : cliquer ici

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