Si les étudiants se soucient de leur propre avenir, ils n’oublient pas pour autant celui de la planète. Une étude, intitulée « Les étudiants et la ville de demain », révèle chez eux une préoccupation pour les enjeux environnementaux. C’est pourquoi ils pensent et imaginent la ville de demain, une ville forcément « durable » et « intelligente ».

Quand on demande aux étudiants de définir la « ville intelligente », les notions de nature, d’environnement et d’écologie sont d’emblée mises en avant. L’autonomie énergétique, la présence d’espaces verts et le déploiement de transports en commun propres sont plébiscités. La ville intelligente doit aussi être proche de ses habitants en répondant à leurs besoins, en s’adaptant aux changements et en réalisant des investissements qui profitent à tous.

61% des répondants estiment qu’une « ville durable » se développe en harmonie avec son environnement naturel. Ce développement passe notamment par la technologie : 19% conçoivent une ville où tous les objets seraient connectés pour une meilleure optimisation.

Autant dire que les étudiants sont très préoccupés par les enjeux environnementaux. 81% d’entre eux s’inquiètent de la présence de substances toxiques dans certains produits de la vie courante. La pollution de l’air et des nappes phréatiques inquiète dans la même proportion.

> La proximité, critère important pour les citadins

Face à ces préoccupations, les étudiants semblent privilégier la proximité : transports en commun, commerces, nature, lieux de sorties et bureaux doivent se trouver de préférence non loin du domicile. Par ailleurs, le calme, l’espace et la qualité de l’air comptent beaucoup (87%) dans le choix du lieu de vie, de même que la luminosité (46%) et le respect des normes écologiques (25%).

La ville change, les activités quotidiennes aussi. Dans le futur, 23% des étudiants projettent de faire leurs courses depuis leur domicile alors que 61% continueraient à les réaliser à l’extérieur. Le télé-travail est plébiscité par un répondant sur cinq. L’enseignement, quant à lui, semble très peu subir la révolution numérique puisque 78% des sondés conçoivent de se rendre physiquement sur leur lieu d’études.

> Les villes qui font rêver

En France comme à l’étranger, certaines villes font rêver plus que d’autres et l’étude rend également compte de ces préférences. Paris remporte tous les suffrages puisque 15% des étudiants sondés rêvent d’y habiter. Principale raison : « l’accès à la culture qu’aucune autre ville française ne peut atteindre ». Viennent ensuite Lyon (7%) et les villes du Sud comme Bordeaux (7%), Toulouse (6%) et Montpellier (5%).

A l’étranger, ce sont principalement les villes anglo-saxonnes qui font rêver : New York (11%), Londres (9%), Los Angeles (4%) et Sydney (3%).

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