Elle a besoin de vous ! Un an et demi qu’une ex-étudiante de Lille 3 prépare un projet de librairie-galerie à des prix défiant toute concurrence. Aidez-là !

Au départ, Marie Navecth avait fait un BTS de photographie dans un lycée de Roubaix. À la sortie, elle ne souhaite pas se lancer tout de suite dans la photo. Elle veut d’abord étudier une autre discipline artistique, et s’inscrit en histoire de l’art à Lille 3. Mais en septembre 2013, elle visite une ressourcerie, structure qui récupère des divers déchets pour en faire des meubles, des objets et des livres, par exemple. « En voyant cet impressionnant stock de livres d’occasion, je me suis dit qu’on pourrait très bien créer avec une librairie, qui vendrait les livres pour un prix très modique. » C’est comme ça que débute son projet.

L’idée, c’est de vendre pour moins de un euro, les livres que des associations, des bibliothèques ou des particuliers voulaient jeter. Beaucoup sont demandeurs. D’ailleurs, dès le début du projet, Marie Navecth a réuni rapidement, sans grande difficulté, un premier stock respectable. « Le but n’est pas de faire un bric-à-brac où les piles de livres s’accumulent, mais de créer une vraie librairie, avec rayonnage et classement. » Et donc de faciliter l’accès de tous à la culture.

IMG_0020 (1024x683)En novembre, elle se décide à pousser la porte du HubHouse de Lille 3. Cette cellule d’accompagnement à la création d’activité va la suivre tout au long de son projet. En 2014, la jeune étudiante gagne la finale d’un concours régional, le « Crash Test ». Il s’agissait de présenter son projet en trois minutes. Grâce à cela, elle obtient trois mois d’accompagnement. « Cela m’a permis d’élaborer des prévisions chiffrées sur mon activité : le chiffre d’affaire, les charges, mon besoin de financement initial. » Son projet convainc suffisamment pour lui permettre de participer à un salon consacré à la création d’entreprise, « Créer », alors que la location d’un stand y aurait été inenvisageable. Le jury du prix de l’étudiant de Lille 3 lui décerne également son « Prix de l’audace » en 2014.

Peu à peu, le projet s’affine. « Au début, je comptais organiser de temps en temps des expositions. Mais au fil des discussions avec divers professionnels, j’ai compris qu’il valait mieux renforcer cette activité. Parce que la librairie à elle seule serait difficilement rentable. » L’espace d’exposition sera donc un dépôt-vente. Par roulement, photographes, dessinateurs, créateur de bijoux se succéderont pour exposer leurs œuvres. La librairie prélèvera une commission sur les ventes, à un taux standard dans ce type d’activité. Marie Navecth a déjà prévu de faire appel à un certain nombre de photographes et dessinateurs pour les premières expositions. Elle pourra également s’appuyer sur l’expérience et le réseau de sa mère, membre d’une association d’artisans en Charente.

Elle envisage aussi un certain nombre d’actions : créer un espace lecture dans la librairie, ainsi que des ateliers de fabrication de papier artisanal à partir des livres trop abîmés pour être revendus. Mais aussi mettre en place des abonnements pour favoriser l’échange de livres entre particuliers (chacun dépose quelques ouvrages et en prend d’autres).

Aujourd’hui, le principal objectif est de réunir suffisamment d’argent pour pouvoir louer un local. Il faut quelques dizaines de milliers d’euros de capital pour emprunter la somme nécessaire à la banque. Depuis le début, Marie Navecth réfléchissait à faire appel aux dons (le crowfunding). C’est aujourd’hui chose faite : elle a choisi la plateforme et lancé son projet. N’hésitez pas à lui donner un petit coup de pouce, dans la mesure de vos moyens !

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