Sélectionnée pour participer à une conférence de 7000 personnes à Lisbonne, une étudiante de l’université revient ravie de son expérience.

« Franchement, c’était une expérience incroyable » raconte Clarisse Boyer, une étudiante du Master 2 « Communication des Organisations Publiques et Parapubliques » dans le département Infocom à Roubaix. Fin octobre, elle a participé à la conférence ICT 2015 (Innovate Connect Transform), un événement majeur du développement du numérique en Europe. Car l’ICT définit la stratégie de la commission pour les deux années à venir. Plus de 7000 personnes y participent.

C’est en surveillant l’actualité du programme Erasmus+, son sujet de mémoire, qu’elle apprend que la commission recherche des étudiants comme « ambassadeurs ». « Je n’aurais sans doute pas osé candidater, mais Christophe Besin, le secrétaire pédagogique qui s’occupe de notre master, nous a encouragé à le faire. » Elle envoie sa candidature en avril. Puis en juillet, elle apprend qu’elle est prise. Les organisateurs ont sélectionné 40 dossiers sur les 200 environ qu’ils ont reçu. Il y a des étudiants, des entrepreneurs et des chercheurs de moins de trente ans.

Au départ, elle arrive à Lisbonne surtout attirée par l’expérience démocratique, avec l’envie d’exercer son rôle de citoyenne. « Quand j’en parlais autour de moi, ça n’intéressait pas trop mes camarades, qui imaginaient quelque chose d’assez institutionnel. En fait, c’était passionnant de rentrer dans un milieu, qui en train de transformer l’économie européenne, de voir les innovations et découvrir des projets qui me touchent. » Elle se surprend à se passionner un domaine qu’elle ne connaît pas, le gouvernement numérique, lors d’une conférence qu’elle doit couvrir, au point d’envisager y travailler à l’avenir. Une représentante du ministère de l’Économie en Estonie y expliquait comment son pays a mis en ligne la plupart des démarches et services administratifs (voir le texte que Clarisse Boyer a rédigé sur le sujet sur le portail de la commission européenne, en anglais). « Ces quelques jours ont été l’occasion de nouer énormément de contacts, dans un milieu international, plein de richesses culturelles. »

Les jeunes ambassadeurs couvrent l’événement en écrivant des articles, en relayant les informations sur les réseaux sociaux et en faisant remonter les questions qu’on leur pose. « Nous représentions les étudiants européens aussi lors des débats. J’en ai animé un sur les nouvelles technologies et leur impact sur la société. J’étais contente de pouvoir porter la voix des sciences humaines et sociales − avant le master, j’ai fait du droit et des sciences politiques − face à des étudiants souvent venus des sciences dures. » Ils élisent aussi les quatre projets les plus innovants, ceux qui sont susceptibles selon eux de changer vraiment les choses. Elle a évoqué certains des projets dans un article qu’elle a rédigé pour le Journal international , une publication en ligne écrite par des étudiants du monde entier.

Vidéo de présentation de quelques étudiants ambassadeurs