Des millions de pages tous les ans : cela fait belle lurette que l’imprimerie de l’université recycle ses déchets. Papier comme consommables.

Depuis de nombreuses années, l’imprimerie de l’université a entrepris de recycler la plupart de ses déchets. Pour le papier, ses personnels déposent leurs déchets en trois bennes : le tout venant (papier imprimé), les cartons d’emballage avec le papier de couleur, et le blanc (chutes, etc.) Quand les bennes commencent à être pleines, tous les 10-15 jours, l’équipe appelle une société, CDI Recyclage pour qu’elle vienne en récupérer le contenu. Ils prennent également en charge les emballages plastiques des ramettes de papier. C’est CDI Recyclage, une filiale d’un des principaux groupes français spécialisé dans le domaine, Paprec, qui s’occupe de recycler le papier.

Combien ça coûte ? « Rien ! On gagne même un peu d’argent, explique Jean-François Dumez, car la société nous achète le papier au poids, et ils s’occupent de le recupérer. » L’opération est blanche également pour les consommables et pièces usagées de machines. Pour ces déchets, l’imprimerie a recours à une autre société, Conibi, spécialisée dans les consommables d’impression créée il y a une quinzaine d’années par des grands constructeurs. Celle-ci prend gratuitement livraison des déchets et trie ces derniers : certaines pièces sont envoyées au constructeur, après vérification et remise en état. Elle récupère les différentes matières premières (plastique, métaux, etc.) Ce qui reste est brûlé pour le chauffage, la production d’électricité, etc. Quant aux pièces que Conibi ne prend pas, ce sont les techniciens des machines qui les emmènent avec eux : ils ont leurs propres circuits de recyclage.

Les consommables des machines (bidons de recharge de toner, rouleaux, etc.) sont recyclés.

Les consommables des machines (toner, rouleaux, etc.) sont recyclés.

Ne reste à l’imprimerie qu’un tout petit volume de déchets, qu’ils jettent ou trient manuellement (débris d’agrafe, liens d’emballage, etc.)

Pour ne plus imprimer à tort et à travers

Peu à peu, la tendance de la société est de dématérialiser les documents. Imprimer participe parfois d’un vieux réflexe, coûteux à la fois pour la société − par le traitement des déchets qui en découle − et pour la communauté universitaire. « En 2014, l’achat de consommables comme des cartouches d’encre, agrafes et kit pour photocopieurs a représenté plus de 80 000 euros, et plus de 70 000 euros en 2015. » explique Louis Lagache, directeur adjoint de la DMG. C’est pourquoi l’établissement a souhaité faire un audit de l’ensemble des imprimantes pour connaître leur utilisation. Il révèle des fortes disparités selon celles-ci : certaines n’impriment en moyenne que 10 feuilles par mois contre 500 pour d’autres. Cet audit a aussi concerné les autres matériels d’impression (scanners, photocopieurs, fax…).

La DMG a donc décidé de contacter directement tout service, UFR, etc. qui envisageait l’achat d’une nouvelle imprimante, pour faire le point sur leurs besoins. Et éviter des achats inutiles. Résultat : un grand nombre d’entre eux ont décidé de rationaliser leur utilisation. Le SUAIO est ainsi passé d’une quinzaine de machines à un seul photocopieur en réseau. Ce type d’appareil regroupe les fonctions d’une imprimante et d’un scanner, et permet l’envoi automatique du document sur une boîte mail par exemple. Action culture, les UFR MIME et le service des sports, entre autres, ont également réduit leur parc, et les UFR DECCID et LLCE sont en train de le faire.

Jean-François Dumez

Jean-François Dumez − impression noir & blanc et politique d’impression

Pascal Hecquefeuille, coordinateur de l'atelier et responsable de l'impression couleur.

Pascal Hecquefeuille, coordinateur de l’atelier et responsable de l’impression couleur.

Des millions de copies tous les ans

L’imprimerie, ce ne sont pas loin de 18 millions de copies noir et blanc, et plusieurs centaines de milliers en couleur. Outre les cinq presses numériques et le traceur (voir photos ci-dessous), l’atelier dispose de machines pour s’occuper de tout le reste : couper les pages aux bonnes dimensions (massicot), coller les couvertures (colleuse automatisée, qui effectue plusieurs opérations comme le « grecquage », c’est-à-dire le perçage des cahiers qui forment le livre pour les relier ensemble), pelliculeuse (qui recouvre les couvertures d’un film plastique brillant ou mat), plieuse, machine d’agrafage, spiraleuse (qui ajoute des spirales)

L’imprimerie peut imprimer de très nombreux types de documents, du sujet d’examen au livre. La contacter au :
03 20 41 62 57
imprimerie@univ-lille3.fr

Des documents prêts à être livrés

Des documents prêts à être livrés

Formation d'un stagiaire

Formation d’un stagiaire, sur l’une des deux presses numériques couleur.

Pour les documents noir & blanc (presse numérique).

Pour les documents noir & blanc (presse numérique). Il y en trois en tout, une plus spécialisée dans les livres et revues, et deux autres dans les sujets d’examen, documents administratifs, polycopiés.

Pour les affiches (traceur)

Pour les affiches (traceur)